Nouvelles de la CSILC

Communiqué : Nouvelle direction à la CSILC, Monia Mazigh

o-MONIA-HIJAB-facebookOttawa – La Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC) est heureuse d’annoncer la nomination de Monia Mazigh au poste de Coordonatrice nationale. La docteure Mazigh est une universitaire, auteure et défenseure des droits de la personne bien connue dans le milieu politique.

La CSILC, créée dans la foulée des attentats terroristes de septembre 2001 aux Etats-Unis, est une coalition nationale qui regroupe 43 ONG, syndicats, associations professionnelles, groupes confessionnels, organisations environnementales, de protection des droits humains et des libertés civiles, ainsi que des groupes représentant des communautés immigrantes et réfugiées au Canada. Dans le contexte de la soi-disant « guerre au terrorisme », le mandat de la CSILC est de défendre la primauté du droit et de promouvoir le respect des libertés civiles et des droits de la personne énoncés dans la Charte canadienne des droits et libertés, les lois fédérales et provinciales ainsi que les instruments internationaux relatifs aux droits humains.

Au cours des derniers mois la CSILC a joué un rôle de premier plan en opposition au projet de loi C-51 adopté par le Sénat le 9 juin dernier en dépit de la forte opposition publique provenant de tous les secteurs de la société canadienne.

« Forte de son expérience personnelle et de sa maîtrise des enjeux et des politiques en matière de sécurité nationale, Monia Mazigh est bien placée pour diriger les efforts de la CSILC au cours des mois à venir en faveur de l’abrogation de la nouvelle loi et de la mise en place d’un mécanisme rigoureux de surveillance des agences de sécurité nationale » a déclaré Dominique Peschard, co-président de la coalition.

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Notre soumission à l’ONU pour l’examen de la conformité du Canada avec le Pacte sur les droits civils et politiques

Droits-de-lhomme-La conformité du Canada avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) sera examiné par le Comité des droits de l’homme (CDH) cet été. La CSILC a envoyé un mémoire à Genève indiquant nos préoccupations et les contraventions du Canada se rapportant au PIDCP, y compris celles concernant la Loi antiterroriste de 2001, la liste d’interdiction de vol, les certificats de sécurité, les commissions Arar et Iacobucci, le CSTC, le projet de loi C51, le projet de loi C-44, et le projet de loi du budget et la tendance alarmante de l’utilisation grandissante de pouvoirs ministériels discrétionnaires et de preuves secrètes en cour.

Résumé de la soumission

La CSILC a examiné la liste des problématiques émise par le CDH en octobre 2014 relative au sixième rapport du Canada, et soutient que certaines lois, politiques et pratiques, en ce qui concerne ces questions, contreviennent à plusieurs dispositions du Pacte international; ces contraventions sont énoncées ci-dessous. En particulier, nous devons souligner l’introduction récente du projet de loi canadien C-51 qui a étendu ces infractions d’une manière des plus significatives et sérieuses.

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Communiqué: La CSILC lance un appel de dernière heure aux député.es pour le rejet du projet de loi C-51

Ottawa – À la veille du vote sur le projet de loi C-51, les 43 organisations membres de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles demandent une dernière fois aux député.es de rejeter cette législation inutile qui, tout en omettant de protéger les Canadien.nes, fait reculer la primauté du droit et menace les droits et libertés fondamentales enchâssées dans la Charte canadienne des droits et libertés. Le vote final à la Chambre des communes est prévu dès mercredi après-midi puisque le gouvernement a imposé une motion d’attribution de temps, coupant court, encore une fois, au débat entourant un important projet de loi.

«Nous exhortons les député.es à ne pas succomber à la politique de la peur et faisons appel à leur esprit rationnel afin qu’ils rejettent ce projet de loi jugé inutile et dangereux par les juristes, les experts en matière de sécurité nationale, les universitaires, d’anciens Premiers Ministres, ministres et juges à la Cour suprême, les commissaires à la vie privée, les chiens de garde des agences de sécurité nationale, les organisations de défense des droits humains, ainsi que par certains gouvernements provinciaux, qui ont unanimement exprimé de graves préoccupations au sujet du projet de loi C-51» affirme Roch Tassé, coordonnateur national de la CSILC. «Les Premières Nations, les environnementalistes, les syndicats et les Canadien.nes en général ont également manifesté une opposition écrasante et sans précédent à ce projet de loi. À quelques mois d’une élection fédérale, les député.es devraient tenir compte de la voix de la raison de la majorité des Canadien.nes.»

La CSILC a été créée peu après l’adoption de la Loi antiterroriste de 2001 afin de faire face aux inquiétudes entourant les libertés civiles soulevées dans le contexte de la supposée guerre contre le terrorisme. Les préoccupations de la coalition concernant le projet de loi C-51 sont encore plus grandes: les nouveaux pouvoirs de perturbation conférés au SCRS, sans aucune augmentation des mécanismes de surveillance qui sont déjà inadéquats; le nouveau système de mandat demandant aux juges de permettre des violations à la Charte des droits et libertés; l’accroissement du partage d’informations avec les gouvernements étrangers; l’impact négatif potentiel sur la liberté d’expression et la dissidence; la définition trop vague des menaces à la sécurité nationale; l’absence d’un mécanisme clair pour contester une inclusion sur la liste d’interdiction de vol; des audiences judiciaires secrètes et l’utilisation autorisée de preuves secrètes; le non-respect de décisions récentes de la Cour suprême; et l’abaissement des seuils d’obligations pour les arrestations préventives. La CSILC demande que le projet de loi soit retiré ou modifié de façon significative.

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