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La CSILC, et 300 éminent.es Canadien.nes, exhortent le PM Harper à agir pour ramener Mohamed Fahmy au Canada

By Chatham House – Mohamed Fahmy, International Bureau Chief, Al Jazeera English (2013-14), CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=44286552

MISE À JOUR: Mohamed Fahmy et son collègue d’Al Jazeera Baher Mohamed ont été graciés par le Président égyptien le 23 septembre 2015 et relâchés. Fahmy est maintenant de retour au Canada.

Le 8 septembre 2015

Honorable Premier ministre du Canada, M. Stephen Harper
Chambre des communes
Ottawa (Ontario) K1A 0A6

Cher premier ministre Harper,

Sujet: Le journaliste canadien Mohamed Fahmy

Nous vous écrivons aujourd’hui pour ajouter nos voix à celles de la famille de Mohamed Fahmy, de son équipe juridique et des organisations de droits de la personne à travers le monde qui se positionnent en solidarité avec M. Fahmy. Comme eux, nous vous implorons de vous impliquer personnellement et immédiatement pour assurer que M. Fahmy soit rapidement déporté au Canada.

La condamnation par le tribunal égyptien et la sentence de trois ans de prison de M. Fahmy, accusé pour son travail en tant que journaliste, a été décrit comme « un verdict grotesque qui attaque directement la liberté d’expression ». Les accusations qui pèsent contre M. Fahmy et ses collègues sont sans fondement et politisées. Ces journalistes n’auraient jamais dû être arrêtés et jugés.

Ces sentiments sont partagés par des gouvernements à travers le monde, incluant les États-Unis, la Grande- Bretagne, l’Union européenne et de nombreuses organisations comme l’ONU qui se consacrent au respect des droits de la personne et à la liberté de la presse.

Le ministre de l’État a déjà exprimé sa «déception » face à ce verdict qui «compromet sérieusement notre confiance en l’État de droit du régime égyptien ». En effet, il est indiscutable que M. Fahmy n’a pas eu droit à de procédures équitables. Il a été condamné sur la base de preuves tellement piètres et biaisées qu’elles frôlent l’absurde.

La communauté internationale sait que M. Fahmy est une victime innocente, embourbée dans un cauchemar politique. Il est en prison pour avoir simplement fait son travail. Le monde sait aussi que les conditions de détention dans l’infâme prison égyptienne Tora posent une menace certaine pour sa santé et sa sécurité.

L’équipe juridique de M. Fahmy, appuyée par des experts internationaux, est unanime en disant que le seul espoir pour la relâche de M. Fahmy réside dans une intervention soutenue de votre part auprès du président égyptien al-Sisi. «Le président égyptien doit entendre la voix de notre premier ministre fermement, régulièrement et constamment » a dit Alex Neve, le secrétaire général d‘Amnistie Internationale.

Le passé en témoigne. Maher Arar a été libéré d’une prison syrienne quand le bureau du premier ministre s’est impliqué directement dans son dossier. Peter Greste, arrêté avec M. Fahmy en juin 2014 et faisant face aux mêmes accusations, est retourné chez lui il y a sept mois suite à l’intervention directe du premier ministre australien Tony Abbott.

Bien que nous reconnaissions et appréciions ce que le Canada a fait à ce jour – incluant les services consulaires au Caire et les déclarations répétées du ministre de l’État exprimant ses préoccupations – il est clair que de nouveaux efforts sont requis.

Nous vous exhortons à entrer en contact avec le président al-Sisi pour que M. Fahmy puisse revenir rapidement au Canada en toute sécurité. Ça va au cœur de ce que c’est d’être canadien : respecter l’État de droit et s’assurer que nos concitoyens soient hors de danger.

Nous vous demandons de respecter ces engagements fondamentaux dans le cas de M. Fahmy.

Sincèrement,

Conseil national des Canadiens musulmans

Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles

L’Honorable Louise Arbour, C.C., G.O.Q.

Paul D. Copeland, C.M.

Marlys Edwardh, C.M.

Atom Egoyan, O.C.

John Fraser, C.M.

Le Très Honorable Paul Martin, P.C., C.C.

Rick Mercer, O.C.

Alex Neve, O.C.

Michael Ondaatje, O.C.

Stewart Phillip

Sarah Polley, O.C.

John Ralston Saul, C.C., O.Ont.

Voir la liste complète des signataires ici.

Communiqué: La CSILC se réjouit de l’annonce que la GRC porte des accusations criminelles contre l’un des tortionnaires syriens de Maher Arar

Ottawa  – La Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC) accueille favorablement l’annonce que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) porte des accusations criminelles contre l’un des tortionnaires syriens du citoyen canadien Maher Arar.

« La CSILC a appuyé le cas de Maher Arar depuis le début, quand il était incarcéré et torturé dans les prisons syriennes » a déclaré Roch Tassé, ancien coordonnateur national de la CSILC. « À maintes reprises, nous avons demandé au gouvernement canadien que les droits de Maher Arar soient respectés et qu’il soit rapatrié au Canada ».

Aujourd’hui, la GRC a annoncé que des accusations criminelles formelles ont été déposées au Canada contre George Salloum, colonel dans les services de renseignements syriens et l’une des personnes accusées d’avoir participé à la torture et au mauvais traitement de Maher Arar lors de sa détention dans une prison syrienne à Damas.

Il est utile de rappeler que la CSILC a obtenu le statut d’intervenant auprès de la Commission d’enquête présidée par le juge O’Connor et a joué un rôle actif dans la surveillance de l’ensemble du processus public, ainsi que la coordination des contributions stratégiques avec le groupe d’intervenants de la société civile. « Aujourd’hui, nous estimons que cette annonce constitue un grand pas vers l’avant afin d’amener ceux qui pratiquent la torture devant le système de justice et pour qu’ils soient tenus responsables de leurs actes horrifiques » a déclaré Monia Mazigh, coordonnatrice nationale de la CSILC.

« Nous souhaitons ardemment que cette annonce pousse le gouvernement du Canada à présenter des excuses et à dédommager Abdullah Almalki, Ahmad Abou El-Maati et Muayyed Nureddin, tous torturés dans des prisons syriennes et dont les mauvais traitements ont été indirectement causés par les actions des agents canadiens, en raison du partage d’information erronée, tel que conclu par le juge Frank Iacobucci »

Monia Mazigh, la coordonnatrice nationale de la CSILC, lit une déclaration de son mari Maher Arar à propos de l’annonce que la GRC porte des accusations criminelles contre un de ses tortionnaires syriens. Visionnez la vidéo :

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Lire la déclaration ici. (en anglais seulement)

PM Trudeau: Exigez des EAU qu’ils libèrent le citoyen canadien Salim Alaradi immédiatement!

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Salim Alaradi, un citoyen canadien et père de 5 enfants, est détenu sans accusation dans les Émirats arabes unis (EAU) depuis août 2014. Il y a également des raisons de croire qu’il a été torturé. Sa famille nous a informé cette semaine que son état de santé se détériore rapidement. Écrivez au Premier ministre Trudeau pour l’exhorter de faire pression sur les Émirats arabes unis afin qu’ils libèrent Salim Alaradi immédiatement!

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Les faits:

Le 28 août 2014, Salim a été arrêté sans accusation à partir d’un hôtel pendant des vacances en famille. Les autorités n’ont jamais dit pourquoi il a été arrêté et où il a été pris. Les membres de sa famille ont immédiatement informé les autorités canadiennes.

Le même jour, son frère Mohamad Alaradi a également été arrêté et détenu.

Les autorités des EAU ont refusé de fournir des informations à la famille. La famille n’a pas rapporté l’histoire publiquement à l’époque dans l’espoir que Salim soit libéré rapidement, cependant, sa famille ignorait où il était détenu pendant plus de quatre mois, jusqu’à ce qu’un appel soit reçu et les détails de son emplacement soient fournis.

Après 4 mois, son frère Mohamad a été libéré. Les motifs de l’arrestation ou de la libération n’ont jamais été révélés et sont considérés comme arbitraires. On soupçonne que sa libération était due à la pression internationale et la baisse de l’attention sur les personnes détenues.

Pendant cette période, il est devenu clair que Salim n’était qu’un de plusieurs hommes d’origine libyenne ayant également été arrêtés. Au moins dix hommes libyens, certains avec la double nationalité, ont été détenus aux Emirats Arabes Unis entre le 13 août et le 3 septembre. Amnesty International et Human Rights Watch ont rapidement enquêté et publié des rapports confirmant que la détention de Salim est une disparition forcée et arbitraire en vertu du droit international.

Plus d’information et d’actions sur le site web Free Salim Alaradi créé par une des filles de Salim ici.