Le règlement d’Omar Khadr est juste et nécessaire, déclare la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles

La Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC) accueille favorablement les excuses et la compensation octroyées à Omar Khadr par le gouvernement fédéral.

Depuis sa fondation en 2002, la CSILC exprime son inquiétude quant au fait que les lois antiterroristes et en matière de sécurité nationale, ainsi que la participation du Canada à la guerre internationale contre le terrorisme, menacent nos droits et nos libertés.

« Lorsque les droits des Canadien.nes sont violés, le gouvernement doit être tenu responsable, » a déclaré Tim McSorley, coordonnateur national de la CSILC.

Cependant, en dépit d’une effusion de soutien pour le règlement, plusieurs politiciens et une partie importante du public canadien y sont opposés.

D’une part, ce n’est pas surprenant puisque le gouvernement conservateur de Stephen Harper et les médias canadiens et américains ont tenu, pendant les 15 dernières années, des propos erronés et incendiaires à l’endroit d’Omar Khadr.

D’autre part, il est troublant de constater que tant de Canadien.nes, qui célèbrent le Canada en tant que champion des droits de la personne, soient si vigoureusement opposé.es à donner réparation à un ancien enfant soldat, interrogé par des fonctionnaires canadiens et américains (plutôt que réhabilité comme l’exige le droit international), torturé, puis abandonné jusqu’à ce qu’il soit forcé de « confesser » un crime afin de pouvoir enfin quitter Guantanamo (un centre de détention militaire extra-judiciaire qui n’aurait jamais dû être ouvert).

Et pas que cela devrait avoir de l’importance en ce qui concerne le respect des droits de la personne, de la procédure judiciaire et de la primauté du droit, mais, comme s’interroge le National Observer, et si Omar Khadr n’était pas coupable?

Le règlement du Canada avec Omar Khadr s’ajoute à une liste croissante d’exemples, y compris les cas de Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmad Elmaati, Muayyed Nurredin et Benamar Benatta, où le gouvernement a été forcé d’admettre qu’il n’a pas respecté la Charte des droits et libertés, entraînant d’horribles conséquences.

« Il est nécessaire et juste que le gouvernement canadien prenne des mesures pour réparer les dommages causés à ces personnes et à toute autre personne que le gouvernement n’a pas protégé », a déclaré McSorley. « Cependant, nous espérons voir le jour où le gouvernement respectera la Charte des droits et libertés de façon infaillible, et de tels règlements ne seront plus nécessaires ».


Lisez aussi notre communiqué de presse co-écrit avec l’institut Rideau : Le règlement d’Omar Khadr est une excellente nouvelle, mais des changements systémiques sont aussi nécessaires pour protéger les droits humains

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