{"id":3393,"date":"2016-05-18T17:01:30","date_gmt":"2016-05-18T21:01:30","guid":{"rendered":"https:\/\/iclmg.srv2.cfshosting.ca\/fr\/?p=3393"},"modified":"2025-02-04T17:16:35","modified_gmt":"2025-02-04T22:16:35","slug":"la-grc-surveillent-des-journalistes-sans-autorisation-nous-avons-besoin-dun-mecanisme-dexamen-fort-et-dune-meilleure-ethique-journalistique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/la-grc-surveillent-des-journalistes-sans-autorisation-nous-avons-besoin-dun-mecanisme-dexamen-fort-et-dune-meilleure-ethique-journalistique\/","title":{"rendered":"La GRC surveillent des journalistes sans autorisation: Nous avons besoin d&#8217;un m\u00e9canisme d&#8217;examen fort et d\u2019une meilleure \u00e9thique journalistique"},"content":{"rendered":"<p>Par Monia Mazigh &#8211; \u00ab Bombe m\u00e9diatique \u00bb, \u00abd\u00e9noncer\u00bb, \u00abd\u00e9goutant\u00bb. Ce sont quelques-uns des mots utilis\u00e9s par certains journalistes ou commentateurs pour d\u00e9crire la r\u00e9cente nouvelle au sujet de certains \u00e9l\u00e9ments \u00abvoyous\u00bb de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), sans mandat judiciaire, qui ont mis deux journalistes de La Presse sous surveillance physique afin de connaitre l\u2019origine d\u2019une fuite m\u00e9diatique effectu\u00e9e par un agent du Service canadien des renseignements secrets (SCRS) \u00e0 ces deux journalistes.<\/p>\n<p>Dans notre analyse de cette nouvelle, nous soulevons trois points principaux\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; La libert\u00e9 de la presse et la libert\u00e9 d&#8217;expression sont des piliers essentiels de notre d\u00e9mocratie, toutefois la fuite d\u2019information provenant de sources anonymes\u00a0peut \u00eatre\u00a0une activit\u00e9 extr\u00eamement \u00abdangereuse\u00bb. Elle peut faire\u00a0la lumi\u00e8re sur un enjeu d&#8217;int\u00e9r\u00eat\u00a0public comme elle peut nuire \u00e0 la r\u00e9putation des personnes surtout si l\u2019information se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un mensonge ou une demi-v\u00e9rit\u00e9 fabriqu\u00e9e par les agents du renseignement. Les journalistes doivent\u00a0faire leur travail en conformit\u00e9 avec certaines normes \u00e9thiques. Malheureusement, ce n\u2019est pas toujours le cas. Le d\u00e9sir de publier un \u00abscoop\u00bb ou un contenu exclusif l\u2019emporte souvent\u00a0 sur les dommages potentiels caus\u00e9s \u00e0 la vie de la personne faisant l&#8217;objet de la fuite. Juliet O&#8217;Neil l\u2019a fait dans le pass\u00e9, comme Maher Arar doit certainement s\u2019en souvenir. \u00c0 l&#8217;exception de l&#8217;ancien journaliste courageux du Globe and Mail, Jeff Sallot, aucun.e journaliste n&#8217;a fait son mea culpa. L&#8217;\u00e9thique est une denr\u00e9e de plus en plus rare de nos jours dans le monde journalistique.<\/p>\n<p>&#8211; Il y a une concurrence permanente entre les forces de l&#8217;ordre et les services de renseignement. Cette concurrence existait avant m\u00eame la cr\u00e9ation du SCRS. Cette d\u00e9marcation des territoires respectifs peut donner lieu \u00e0 des situations o\u00f9 les forces de police font enqu\u00eate sur les services de renseignement. Ce qu&#8217;il faut souligner et surtout se rappeler est que le projet de loi C-51 a accord\u00e9 des pouvoirs suppl\u00e9mentaires au SCRS pour faire en quelque sorte le travail de la police. Ces pouvoirs leur permettraient d\u2019empi\u00e9ter sans aucun doute sur le travail des forces de l\u2019ordre ce qui causerait in\u00e9vitablement des probl\u00e8mes entre les deux agences. Le SCRS a r\u00e9cemment reconnu avoir utilis\u00e9 ces nouveaux pouvoirs et \u00eatre pr\u00eat \u00e0 continuer de les utiliser. Est-ce que cela signifie que nous devrions nous attendre \u00e0 plus d&#8217;activit\u00e9s d&#8217;espionnage d&#8217;une agence sur les autres et plus de victimes collat\u00e9rales?<\/p>\n<p>&#8211; L&#8217;article a indiqu\u00e9 que ce sont des \u00e9l\u00e9ments \u00abvoyous\u00bb au sein de la GRC qui ont men\u00e9 une telle surveillance sans mandat. Encore une fois, une explication simpliste semble pr\u00e9valoir \u00e0 chaque fois que des doigts sont point\u00e9s vers les activit\u00e9s controvers\u00e9es de\u00a0la police ou des forces du renseignement. Que diriez-vous alors du partage par le SCRS de dossiers de l&#8217;Agence canadienne du revenu sur des citoyens canadiens \u00e0 leur insu et sans mandat pr\u00e9alable? On s&#8217;est\u00a0cach\u00e9 derri\u00e8re des \u00e9l\u00e9ments voyous et maintenant tout est rentr\u00e9 dans l\u2019ordre&#8230; Que diriez-vous des informations sur les citoyens canadiens partag\u00e9s avec des organismes \u00e9trangers qui ont conduit \u00e0 leur arrestation et \u00e0 la torture? C\u2019est l\u2019\u0153uvre de quelques \u00abbrebis galeuses\u00bb parmi les forces de l\u2019ordre, mais nous allons faire plus attention la prochaine fois&#8230; Ces alibis durent depuis toujours. Je suis presque tent\u00e9e de dire qu&#8217;ils sont la r\u00e8gle plut\u00f4t que l&#8217;exception!<\/p>\n<p>La morale de l&#8217;histoire est non pas seulement l&#8217;importance de la libert\u00e9 d&#8217;expression et de la libert\u00e9 de la presse, mais aussi l&#8217;importance et la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre en en place des m\u00e9canismes de surveillance et d&#8217;examen\u00a0efficaces afin que nos agences de s\u00e9curit\u00e9 nationale soient tenues responsables de leurs actions. Ainsi, on \u00e9viterait \u00e0 la fois les fuites d\u2019information susceptibles de d\u00e9truire la vie des gens, et les cas troublants de journalistes \u00e9pi\u00e9s par les services de renseignement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Monia Mazigh &#8211; \u00ab Bombe m\u00e9diatique \u00bb, \u00abd\u00e9noncer\u00bb, \u00abd\u00e9goutant\u00bb. Ce sont quelques-uns des mots utilis\u00e9s par certains journalistes ou commentateurs pour d\u00e9crire la r\u00e9cente nouvelle au sujet de certains \u00e9l\u00e9ments \u00abvoyous\u00bb de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), sans mandat judiciaire, qui ont mis deux journalistes de La Presse sous surveillance physique afin de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":44,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-3393","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-de-la-csilc","nouvelles-de-la-csilc"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4gT3y-SJ","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3393","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/44"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3393"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3393\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3393"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3393"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iclmg.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3393"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}